Depuis des millénaires l’Homme tente de se protéger des risques en s’assurant. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quels sont les préoccupations actuelles des assurés ? Quelle place occupe l’assurance dans la société moderne ?
L’assurance est aujourd’hui un secteur de poids dans la société moderne. Si dans certains pays, l’assurance reste quasi inexistante par croyances religieuses ou simplement en raison des habitudes culturelles, on peut tout de même faire un constat mondiale : les particuliers sont soucieux de souscrire une assurance pour se couvrir des risques de la vie quotidienne.
Distincte dans chaque pays et répondant aux besoins de chaque citoyens, l’assurance est une activité économique forte en ce début de XXIème siecle.
Les chiffres le confirment.
En 2005, les chiffres divulgués par la revue Sigma au niveau des catastrophes naturelles et technologiques mondiales en 2004 ont atteint 50 milliards de dollars. Malgrè les tendances de chaque année, les statistiques démontrent une croissance annuelle moyenne de 5%, soit une croissance supérieure au PIB mondiale.
Il est important de souligner que ces chiffres avancés par Sigma sont basés sur les principales sources de cotisations d’assurance dommages qui sont les États-Unis (environ 34 % des cotisations mondiales en 2004), l’Europe (environ 34 %) et le Japon (environ 15 %). Même si plus de la moitié des victimes sont asiatiques, africaines ou d’amérique latine notamment en 2004 avec le Tsunami qui a touché l’Asie. Des disparités existent aussi au niveau de l’assurance, qui sont difficile à prendre en compte dans les statistiques.
Sans le savoir tout particulier est assuré d’une façon ou d’une autre. Un exemple simple reste l’achat par Carte Bleue d’un billet d’avion. Si il y a perte de bagages par exemple, vous êtes assurés au titre de votre Carte Bleue.
Comment fonctionne le marché de l’assurance ?
Le marché de l’assurance cherche à accumuler des actifs financiers dans la perspective d’un éventuel événement malheureux. Tous les assurés y contribuent selon la cotisation qu’ils payent. Cette contribution varie selon les personnes en fonction de leur profil de risque. En contrepartie, toute personne qui participe à la création de ce fond, à le droit de demander à être indemnisés lorsqu’elle est victime d’un sinistre. Le fond ne peut exister que si la probabilité que l’ensemble des personnes nécessitant faire appel à son assurance pour couvrir les frais d’un sinistre au même moment est très faible.
L’assurance ne consiste pas seulement à indemniser financièrement les victimes, elle favorise la capitalisation de l’économie moderne en générant d’importants capitaux. L’argent provenant des assurances est investi au sein du marché financier. L’assurance permet de régulariser l’ économie et de soutenir les assurés en cas de difficultés afin qu’ils ne déposent pas le bilan.
L’assurance est-elle la même dans tous les pays ?
La structure du monde de l’assurance connaît un profond changement. Depuis quelques années, les petites compagnies d’assurance tendent à disparaître au profit de la création de grands groupes. On dénombre sur le marché français seulement une dizaine de gros opérateurs.
Cette tendance est européene et peut être constatée aussi en Amérique Latine ou encore aux Etats-Unis. La Globalisation du marché touche aussi celui de l’assurance.
Cette uniformisation du marché ne s’applique pas encore aux méthodes d’applications de l’assurance, où l’on peut distinguer des différences entre l’assurance dite “française” et l’assurance dite “anglo-saxonne”.
Fondé sur le principe du précédent, le droit anglo-saxon applique la répétition des solutions si celles-ci ont permis de résoudre une affaire. Le droit français, au contraire à pour obligation d’étudier chaque cas et chaque affaire dans les moindres détails pour trouver la solution adéquate.
L’assurance anglo-saxonne et l’assurance française ont un terrain d’application nettement différent.
L‘assurance Anglo-saxonne n’hésite pas à intervenir lors d’affaires où les risques sont importants, en prenant la précaution d’effectuer une vérification avant tout sinistre sur le lieu et les marchandises à assurer. De même, si un sinistre a lieu, ils appliqueront à la lettre le contrat même si cela joue en leur défaveur.
L’assurance française quant à elle, est plutôt spécialisée dans les petits et moyens risques et ne prend pas la peine d’aller sur place pour faire une inspection générale des risques malgrè la demande de certains particuliers. Lors de la mise en pratique du contrat suite à un sinistre les assureurs français mettent facilement en doute les déclarations des assurés pour minimiser l’indemnisation, soit une méconfiance commune entre assurés et assureurs.

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