À chacun son modèle de bancassurance

Implantée en France depuis plusieurs années sous forme de filiale, la bancassurance s’est adaptée aux différentes cultures et sociétés en développant divers modèles de distribution. Malgrè cela, le succès de la bancassurance n’a pas été le même partout.

L’un des modèles que l’on rencontre notamment en Allemagne est celui de l’intermédiation. Il s’agit d’un accord de commercialisation, de distribution ou de partenariat entre la banque et une compagnie d’assurance précise.
En Italie ou en Espagne, on trouvera un autre modèle grâce auquel les clients des banques pourront avoir accès à des produits proposés par plusieurs compagnies d’assurance sous forme de joint-venture.

Dominant en France, en Espagne et au Portugal pincipalement, la bancassurance peine à s’installer dans les habitudes des clients anglais ou américains.
Les États-Unis comme l’Angleterre ont du faire face à une législation défavorable au développement de la bancassurance. Ce fait a sans aucun doute été un frein majeur à la réussite de la bancassurance sur leur marché.
Sans une législation favorable, il est incontestablement difficile voire impossible de développer correctement un nouveau concept comme la bancassurance.

D’autre part, les habitudes des clients et leurs relations avec leur banquier joue un rôle déterminant dans l’implantation de services d’assurance au sein de la banque. En France, la relation privilégiée et de confiance entre les clients et leur banquier a permis à la banque de diversifier l’offre de ses services et de s’implanter comme acteur dans le monde de l’assurance.

Quels sont les avantages tant pour la banque que pour les clients de la bancassurance ?

Concurrent visible sur le marché, la banque s’est imposée comme un nouveau joueur sur la scène des assurances.
Bien positionnée dans la société, grâce à son reseau de distribution et son accessibilité (agence, guichet, ect), la banque a su profiter de cet avantage pour augmenter la rentabilité de son réseau et l’exploiter le plus efficacement. En offrant de nouvelles prestations, la banque avait une nouvelle opportunité de fidéliser ses clients et de la même façon redorer son blason en la rendant plus attractive.
Enfin, en s’ouvrant à l’assurance et en diversifiant ses activités, la banque s’est créée de nouveaux flux de revenus.

Quant aux consommateurs, il a trouvé dans cette formule réponse à ses besoins de façon simple, adequate et a un tarif infèrieur aux circuits traditionnels. La bancassurance ou le ”one stop shop” comme on le surnomme, répond aux nécessités des clients en un unique point de vente et en un seul interlocuteur : sa banque.

Il est donc difficile pour les compagnies d’assurance de concurrencer cette nouvelle tendance et de diminuer l’écart existant entre la bancassurance et l’assurbanque.

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